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Made in chez toi... Le Blog !

Les machines de Made in chez toi

Magali Bernable Made in chez toi couture, acheter, comment choisir sa machine à coudre, couture, Husqvarna, Husqvarna Viking, Janome, Janome 5200 QC, machine à coudre Comment choisir sa machine à coudre ? Voici comment j'ai procédé pour celles de Made in chez toi http://blog.madeincheztoi.com/wp-content/uploads/2015/04/madeincheztoi_01-150x150.jpg

Elles arrivèrent un jour de 2014, je trépignais, Made in chez toi prenait vie !

Mes machines ! 🙂

J’ai choisi 5 Memory Craft 5200 de chez Janôme (Ce post est non sponsorisé).

Quels sont les éléments à regarder pour bien acheter ? Comment trier la bonne fonctionnalité du gadget ? Les réponses ici !

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Pour te parler de mon histoire personnelle, j’ai commencé sur une Brother achetée à une copine pour 50 euros. Me sentant limitée par celle-ci, notamment sur la propreté des points de bourdon (pour boutonnières ou appliqués par exemple), j’ai décidé d’en changer. Made in chez toi n’était même pas encore une petite graine, j’étais encore juriste (un bail, Haha !). Comme pour tous mes achats d’un montant plus important que d’habitude, je mène une vraie enquête !

J’avais donc choisi, à l’époque, la Janôme Mémory Craft 4900 QC.

Il n’y a pas de hasard. 😉

Pour Made in chez toi, j’avais besoin de 5 machines et j’hésitais finalement entre une L’Opal 670 d’Husqvarna Viking et la Janôme 5200 MC.

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Mon crédo : « Un bon ouvrier se reconnaît à ses outils ». Ou, a minima et a contrario (rhââ, juriste, sors de ce corps !!), pas de bon travail avec de mauvais outils.

Je visais donc des gammes qui permettent rapidement d’avoir de bons résultats. Je sais que dans ces gammes, la machine entraîne toute seule le tissu, de manière bien rectiligne et que si l’on prend le bon pied de biche, le bon fil, les surpiqûres seront au top !

Je te raconte ici mon processus d’achat, de l’identification de mes besoins à mon choix.

Comment j’ai choisi mes machines à coudre

1. Mes besoins pour Made in chez toi : mon cahier des charges

Les « Made in machines » sont transportées (chez toi, remember ?), bien protégées et choyées mais trimballées, quoi qu’on en dise.

Il me fallait une machine :

– robuste, qui ne se dérègle pas aux vibrations (couture et voiture) -> donc acheter de bonnes machines bien lourdes (même si c’est Bibi qui porte !).

– belle qualité de point. Évidence oui, mais qu’est-ce que ça veut dire ?? Quoi regarder ?

Une belle qualité de point est un point régulier (même distance entre chaque point sur un point droit, même « angle » pour un point zig zag). De plus un beau point l’est (presque) autant sur l’envers que l’endroit. Eh oui, il y a tellement de cas où l’on doit finir un ouvrage sur l’envers, qu’il vaut mieux avoir prévu le coup. Sur certains machines, alors qu’il devrait être bien rectiligne, l’envers d’un point droit tend vers le mini zig zag ou le point stretch (le comble pour un point droit !)

Point stretch ou point « droit » élastique. D’un aspect beaucoup plus beau qu’un point zig-zag rétréci si vous l’avez ! 😉

 

– position aiguille plantée ou non. Point arrière facile d’accès… Dans ces gammes là, c’est la base. C’est tellement pratique.

– boutonnières automatiques : qui peut le plus peut le moins. Il est toujours possible d’apprendre lors des ateliers comment faire les boutonnières avec les réglages manuels. Je trouve bien d’apprendre avec les nouvelles techniques qui rendent la couture plus simple, pratique et rapide. Entre ma première machine Brother et ma 4900, les boutonnières automatiques (tout comme l’enfilage automatique) relevaient du cadeau/gain de temps/fin des sueurs froides ! Plus on est à l’aise avec sa machine, plus on s’enhardit et essaye de nouvelles techniques, procédés… Plus on se lâche !

– plein d’accessoires inclus ! Je suis de celles qui changent de pied de biche comme de chemise ! Alors le pied doit s’enlever et se remettre facilement (un clic). Je détourne l’usage de presque tous mes pieds de biche (le pied pour ourlet invisible comme pied bordeur ou nervure, qui existent par ailleurs et dont je me sers dans des cas moins courants). J’utilise principalement 7 pieds de biche (objet d’un prochain article si ça vous intéresse).

– fun : parce qu’une machine qui permet le fun est une machine qu’on aime, en qui on a confiance et qui nous donne confiance en nous et en nos capacités. Qu’est-ce que je trouve fun ? Des points décoratifs, par exemple. Un ourlet avec un point décoratif est très joli et fait une belle finition, accessible à tous, pourquoi s’en priver ? Si ce n’est le prix de la machine ! 😉 Un alphabet pour personnaliser aussi. Tout cela est du détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup (tsss 😉 ) car lors d’un atelier, il y a souvent des tout débutants. Ils sont fiers de repartir avec des bavoirs brodés au prénom du bébé pour qui ils le destinent. C’est cette joie, cette fierté qui me touche, cette confiance que l’on trouve quand on se rend compte qu’on l’a fait (!) et qu’en plus c’était agréable. Il suffit de se lancer et d’être guidé.

Organiseur de sac brodé machine. Motif, texte et même ponctuation !

Ourlet au point décoratif

Ourlet au point décoratif

 

– jolie (oui, ça compte, beaucoup moins que le reste mais quand même). L’Opal 670 est très belle, hyper moderne. Un bel effort de design, non ?

  2. Mes hésitations

Les deux machines citées ci-dessus remplissent ces critères. J’ai passé un temps incroyable sur chacune des machines, à tel point que l’on me prenait pour une vendeuse ! 😉

J’ai testé la gestion des épaisseurs, le tricot, la toile cirée, le simili cuir, le vinyl, le néoprène, la soie (chutes chéries), l’organza, le satin. J’ai joué avec la tension, les pieds de biche…

J’ai trouvé des vendeurs très compétents et sympas pour les deux marques. La relation avec le vendeur est très importante pour moi même si elle n’est pas déterminante. Tous ont fait des efforts pour la négociation du prix (bah oui, 5 quand même !), les accessoires et m’ont laissé les coudées franches pour essayer de trouver les limites de leurs machines. Là, on était à peu près ex-aequo.

Que faire ? L’évidence du choix ne venait pas.

La Janôme est fabriquée à Taïwan, l’Opal en Chine. Janôme est un fabriquant, Husqvarna ne l’est pas. Deux bons points pour Janôme mais toujours rien de décisif. L’Opal a moins de pieds de biches disponibles (4 de moins pour compter, bon… What else ? Allez, je vais me prendre un café…).

« Est-ce que mes clientes vont préférer une belle machine au design qui claque ? La première impression est hyper importante ! »  Me voilà à partir en conjectures et hypothèses. Il était temps de faire une pause après 8 heures passées sur le salon. J’étais à la Foire de Paris. Je vous recommande, pour tout achat qui compte pour vous (en couture ou pour les travaux de votre maison) d’y aller. En couture, toutes les marques sont représentées et côte à côte. Impressionnant quand on veut pouvoir chercher sans être dérangé, un peu grisant et saoûlant mais pratique tout de même : il suffit de s’asseoir et d’essayer.

Bref, je repars avec une invit’ pour le lendemain.

3. Mon choix de machines

Il a fini par venir et c’est une rencontre qui m’a fait voir mon besoin sous un autre angle.

En train d’essayer l’Opal 670 une ènième fois, à comparer les points décoratifs (vraiment, pas capital, je m’égarais…), une dame d’un certain âge est venue me parler, me prenant pour une vendeuse bien affairée. Je lui explique que je ne suis pas vendeuse et que je teste la machine dans tous les sens car j’hésite à l’acheter pour faire des ateliers de couture que je veux accessibles à tous et tous les niveaux. Elle approche sa main tremblante de l’écran tactile (sur lequel mieux vaut utiliser une stylet pour la précision) et m’explique qu’elle ne peut plus se servir de sa machine, passionnée de couture qu’elle est, car la maladie de Parkinson l’en empêche. Elle ne peut plus sélectionner le point qu’elle veut. Boum ! Toute cette belle technologie qui se retourne contre elle… (mon interprétation). Nous parlerons encore longtemps mais c’est une autre histoire…

Je me suis refait le film à l’envers pour me rendre compte que je perdais beaucoup de temps à sélectionner mes points et à configurer cette belle machine qui marche pourtant bien. Il faut dire que je passais d’une fonction à l’autre rapidement. Finalement, mes tests n’étaient pas des conditions réelles d’usage et je me suis projetée, lors des ateliers, à passer du temps à expliquer comment se servir de l’écran tactile, où se trouvaient les fonctionnalités… Bouh… C’est la couture que je veux transmettre, pas l’informatique ! Je ne veux pas enseigner comment se servir de « cette » machine à coudre mais bien d’une machine à coudre. C’est tout à fait différent.

Merci à cette dame qui m’a permis de voir les choses sous l’angle des débutants ou des personnes qui ne sont pas à l’aise avec les écrans tactiles.

Ce qui a fait la différence, c’est la sélection directe !

Aujourd’hui, c’est une évidence.

Tous les points de couture les plus utilisés sont accessibles du bout des doigts. Hop, un bouton ! Rien de plus pratique qu’un bouton. Moins design, certes, mais pas has been. 😉

Les premiers ateliers m’ont vite donné raison. Je me concentre sur les techniques de couture, chacun prend en main la machine très facilement et les débutants sont vite autonomes.

Voilà les premières interrogations qui ont été celles de Made in chez toi et son lot de doute. Les machines sont là et t’attendent, débutant, expérimenté, viens les essayer !

La blouse de Marianne débutante : A bon outil, beau résultat.

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Ses finitions :

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Bref, je ne regrette as mon choix !

Il ya juste un accessoire qui manque grandement à mes 5200 QC, c’est la genouillère ! Je perd ma troisième main ! Quelle idée d’avoir enlevé cet outil utile au plus haut point. J’espère qu’ils la remettront sur les prochains modèles.

M’enfin, c’est bien pour lui trouver un défaut !

A très bientôt !

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